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title = "Textes en vrac"
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title = "Sur le consentement (surtout sexuel) et ses impensés quant aux vécus handis et fols"
date = 2021-08-17
authors = []
theme = "anemone"
template = "blog-page.html"
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je pense qu'il faudrait causer + du consentement (sexuel, mais pas que) qui prenne en compte les différences de fonctionnement cognitives (principalement autisme, vu que mon cas)
parce que le consentement au sens classique du terme n'a absolument aucun sens pour moi, ce pour plusieurs raisons :
avec mon alexithymie (difficulté à identifier, différencier et exprimer ses émotions), savoir ce que je ressens à un instant donné relève quasiment du miracle pur, et savoir ce que je ressentais il y a quelques heures d'un véritable exploit
[page wikipedia "Alexithymie"](https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexithymie)
savoir si j'ai envie de sexe est complétement vide de sens et dintérêt pour moi
du coup je me fie + à :
- "est-ce que je suis OK pour du contact physique ?" (ou "est-ce que le contact physique me fait mal ou me répugne ?")
- "est-ce que j'ai assez d'espace mental disponible pour gérer du sexe activement ?" (ou "ais-je un truc non identifié qui tourne dans ma tête que je dois essayer de démêler ?")
- "est-ce que j'ai une douleur ou une gêne qui va mempêcher d'apprécier ce moment avec mon ou ma partenaire ?"
- "est-ce que j'ai faim ?" (et là aussi c'est ultra difficile sa mère à identifier, mais je m'améliore)
- "est-ce que j'ai pleinement confiance en mon ou ma partenaire ?" (spoiler, si je suis avec et que j'ai mes marques, c'est très probablement que oui)
- "est-ce que l'environnement dans lequel je suis me stress ?" (environnement inconnu, des gens peuvent nous déranger, etc)
plutôt qu'à :
"est-ce que j'ai envie de sexe ?"
aussi le fait que je sois handicapée et que je considère le sexe comme du une forme dérivée du câlin / d'une marque d'affection physique joue énormément sur ma perception du sujet
le sexe nécessite + d'énergie mentale, + d'énergie physique et + de temps pour récupérer ces forces qu'un câlin non sexuel ou une autre activité plaisante mais économe (se caresser mutuellement le dos en écoutant de la musique par exemple)
la plupart du temps ce qui m'importe dans les situations où j'en arrive à faire du sexe avec quelqu'un, c'est uniquement parce que je suis prête à passer un moment agréable avec une personne que j'aime (partenaire, ami-e)
le sexe n'est donc qu'une option d'affection partagée parmi d'autre
et mon consentement sur l'affection partagée se situe à si oui ou non je veux me laisser approcher de cette personne, être dans la même pièce qu'elle, que l'on se touche ou non, que l'on se parle ou non, etc
en principe si je tiens la main à la personne, si je lui fais des bisous ou des câlins, mon "consentement sexuel" est déjà posé (mais bien entendu révocable à chaque instant)
j'ai donc beaucoup de mal avec ce concept de consentement, qui est discuté dans toutes les sphères féministes (et hors depuis quelques années), qui me semble ne pas du tout ressembler à ma réalité
et ça me dérange beaucoup de diffuser largement une idée qui se veut émancipatrice et respectueuse alors même qu'elle renforce des schémas pensés par et pour les valides et les sains d'esprit, laissant encore une fois sur le bas coté des impensés des militantismes les handis et fols
espérant avoir aidé des gens et contribué à des réflexions + poussées et muries que les miennes
Le 17 août 2021,
Émy
## Ce texte ailleurs
- [Sur le fédi (soc.emelyne.eu)](https://soc.emelyne.eu/notice/AAP7vEvNjVjrrsSfJY)
- [Sur Twitter](https://twitter.com/OniriCorpe/status/1427480672986357760)

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title = "Handicaps et écoute de soi / quand le diagnostic augmente les symptomes"
date = 2021-12-15
authors = []
theme = "anemone"
template = "blog-page.html"
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[J'ai écrit un texte en réponse à ce thread twitter :](https://twitter.com/lapsyrevoltee/status/1455968057646587909)
> Aujourd'hui dans les #ThreadLaPsy j'aimerais vous parler du moment où des patientes TSA (autistes) n'arrivent plus à masquer leurs difficultés une fois qu'elles ont pris conscience de leur fonctionnement. Le moment post-diagnostic ou ça empire :
- - -
le thread cause de l'autisme mais j'aimerais ajouter que c'est un mécanisme qu'on retrouve dans beaucoup de contextes de diagnostics de maladies chroniques, tel que le SED
dans le SED il est très facile de ne pas se rendre compte qu'on se traine de véritables fardeaux et de ne pas capter que non, les gens lambda n'ont pas ces fardeaux
le cerveau est un spécialiste du déni
comment tu peux savoir qu'un truc existe quand tu ne sais pas qu'il existe, quand on te persuade qu'il n'existe pas ?
le cerveau est habitué à ignorer sa normalité, donc tu ne sais pas que tu as certains symptômes car ils font pleinement partie de ta normalité, et passent donc inaperçu
et quand on t'en parle, on les fait exister, tu peux enfin y prêter attention et en prendre conscience
les autres gens, les gens pas malades, n'ont pas de douleurs sans raison et ont des douleurs qui ne durent pas dans le temps
iels ont pas besoin de s'en abstraire
avec le SED on a très très souvent des douleurs "inutiles" et aléatoires donc on a l'habitude de devoir les ignorer
les valides n'ont pas besoin d'ignorer des douleurs qu'ils n'ont pas
alors bien sur, quand tu commence à prendre conscience de tes douleurs, tu les sens de plus en plus
tu vois enfin l'éléphant dans la pièce, qui a toujours été là
tu lui a tout le temps tourné autour
mais cette fois tu pose enfin ton regard dessus
et c'est à partir de ce moment que tu peux commencer à comprendre ton corps, à lapprivoiser, à l'aider
c'est donc un comportement tout à fait normal et attendu
sauf que le déni est fort, il te fera penser que tu invente parce que tu en a entendu parlé récemment
mais c'est faux, c'est parce que tu n'en entend jamais parler que ça t'es invisible
cest pour que la vie soit plus simple, moins ingérable que c'était invisible
mais il y a d'autres solutions que d'ignorer et rendre invisible
il existe des tas d'aides pour réduire ces douleurs et ne plu silencier son corps
Le 15 décembre 2021,
Émy
## Ce texte ailleurs
- [Sur le fédi (soc.emelyne.eu)](https://soc.emelyne.eu/notice/AEPSRwsvAxeutEvd8y)
- [Sur Twitter](https://twitter.com/OniriCorpe/status/1470894805953789965)

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title = "Sensé, gratifiant, valorisant, épanouissant"
date = 2023-10-20
authors = []
theme = "anemone"
template = "blog-page.html"
[extra]
license = ""
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La réflexion de ce texte a commencé quand j'ai posté ceci sur le fédi :
> "il n'y a pas de commerce sans publicité, et donc si on est anti-publicité on est anti-commerce"
> oui, je suis anti-publicité, anti-commerce et anti-argent (1er degré, c'est pas une blague)
> abolition de l'argent (donc abolition du commerce, donc abolition du capitalisme, donc abolition de la publicité)
> les gens : faut passer aux 30 heures par semaine
> moi : abolition de l'arjon
Ensuite, j'ai approfondi la discussion avec ma meilleure amie et mon amoureuse dans un groupe commun, on a beaucoup parlé et été très à gauche
Puis j'ai été me balader avec ma chienne, j'ai cogité et j'ai décidé d'écrire le texte suivant :
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« Mais Émy, sans argent les gens ne voudrons plu travailler !!! »
Je crois que la sociologie a un consensus là dessus, que les gens travaillent même sans récompense financière
Ya quà regarder comment le bénévolat est développé en France, je suis sûre que quasiment tout le monde a été au moins une fois bénévole dans sa vie, ou le sera
Simplement parce quon naime pas ne rien faire et que cest gratifiant et valorisant
Et cest bien ça qui rend un travail attirant, ses aspects gratifiants et valorisants !
Et cest encore mieux quand cest épanouissant !
Si on supprime la notion dargent, de monnaie, il reste ça :
- la gratification (ce qui procure un plaisir, en particulier une satisfaction morale)
- la valorisation (ce qui donne de la valeur, ici en tant quindividu)
- lépanouissement (se développer et évoluer positivement)
Si un métier nest pas sensé (na pas de sens), il naura certainement pas ces trois choses et sera aussi certainement nocif pour la société, pour les communs. Alors autant le supprimer !
Si un métier est sensé mais manque dune ou plusieurs de ces choses : il faut lui donner
Un des métiers les plusse sensés de nos civilisations, cest certainement celui déboueur
Je me souviens avoir vu des reportages qui interrogeaient des éboueurs, qui disaient que cétait un métier très gratifiant pour certains dentre eux, quils aiment ça, que pour certains cétait même une vocation
Pourtant il nest pas valorisant : il est rabaissé et utilisé pour faire peur aux enfants
Il faut donner sa valorisation au travail déboueur, et ça peut passer par plein de choses, mais ce à quoi jai pensé, cétait de lui donner la part de social quavaient les facteurs avant
Le métier de facteur est aussi un métier extrêmement censé, probablement un de ces métiers qui autrefois possédaient tous les critères que jai mentionné plus haut (sensé, gratifiant, valorisant, épanouissant)
Cest un métier qui faisait rêvé beaucoup de gamin-e-s, un métier qui fait voyager, rencontrer des gens, discuter avec elleux, qui rend immédiatement utile !
Cest un métier qui, avant dêtre ruiné par la course à la productivité, au flicage constant et à la maximisation de la rentabilité était un cas décole de ce que je veux décrire comme un travail attirant, un travail qui na pas *besoin* de la carotte de largent pour que des gens veuillent le faire
Personnellement, mon métier de rêve denfant, ma vocation, cétait dêtre prof de SVT
Je nai pas pu le faire parce quil a perdu ses critères au fil du temps :
- lépanouissent a disparu en premier : lécole ma traumatisée, il métait désormais impossible de mépanouir dans un tel contexte
- la valorisation a suivi : tous mes infodump étaient mal vus par mes proches ou ma communauté, jétais vue comme celle « qui sait tout », celle qui est barbante, celle qui « veut se la ramener », alors je ne pouvais plu trouver de valorisation dans le partage de savoirs qui me plaisaient
- la gratification : impossible de trouver du plaisir, une satisfaction, dans un environnement malsain pour moi
Alors je nai jamais suivi la voie pour être prof, ni la voie des sciences, qui me plaisait pourtant tant
Vous aussi, jen suis certaine, vous avez rêvé dun travail, étant gamin-e
Peut être que cétait pompier, soignant-e, vétérinaire, postier-ère, cheminot-e, fermier-ère, professeur-e, journaliste, musicien-ne, etc.
Mais un travail attirant, car il vous semblait sensé, épanouissant, valorisant et gratifiant
Tout ça pour dire quune société sans argent, avec des gens qui travaillent pour les communs, cest possible, cest souhaitable, ça rendrait le monde incroyablement meilleur
Chacun-e aurait un ou plusieurs travail-s, un de ceux qui font que lon se sent bien, à notre place, quon se sent utile pour tout le monde
Tous les métiers qui nont pas de sens pour le bien commun nauraient aucune raison dexister, adieu donc tous les bullshit jobs
Et les gens qui ont besoin darrêter de travailler, pour un temps plusse ou moinsse long, auraient la possibilité de le faire
Et dans une société planifiée collectivement, il serait possible de faire tout cela et de sassurer que personne ne manque de rien
Moi cest dans cette société que je crois, une société où largent nexiste pas, une société où largent lui même ne serait pas sensé
Car la société entière serait tournée vers les communs, vers la gratification individuelle et collective, vers la valorisation individuelle et collective ainsi que vers lépanouissement individuel et collectif
Jespère que vous aussi !
Le 20 octobre 2023,
Xana

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title = "Transition"
date = 2022-02-16
authors = []
theme = "anemone"
template = "blog-page.html"
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des fois je repense au fait que j'ai transitionné parce que j'avais des potes qui le faisaient et que ça semblait les rendre heureux-ses
et que je me suis lancée en me disant "bah pourquoi pas moi aussi ?"
et que petit à petit, m'échapper de la performativité de la virilité m'a fait énormément de bien
j'avais jamais vraiment performé la virilité, ou seulement dans des cas de "défense" face aux machos
et m'en écarter de manière claire m'a aidé sur tant de choses pour être une meilleure personne et c'est une quête perpétuelle que je poursuis toujours
j'ai jamais voulu être une meuf, ce n'est pas le but de ma transition d'en être une (chu agenre)
par contre j'ai toujours détesté être un mec, c'est univoque
et ma transition est une sorte de thérapie entre moi et moi pour me comprendre, m'améliorer et me sauver de beaucoup de choses que je déteste dans l'humanité
transitionner pour vous extirper de la virilité, de la masculinité et de plein d'autres comportements ou mécanismes malsains, c'est OK, et je vois trop peu de témoignages en ce sens
Xana
2022-02-16
## Annexe
- [Pourquoi les mecs préfèrent les mecs](https://lamecxpliqueuse.wordpress.com/2018/09/11/pourquoi-les-mecs-preferent-les-mecs/)
## Ce texte ailleurs
- [Sur le fédi (soc.emelyne.eu)](https://soc.emelyne.eu/notice/AGWLSFXpUFEJEGIRbk)
- [Sur Twitter](https://twitter.com/OniriCorpe/status/1493779405822468096)

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title = "Vie rêvée"
date = 2021-10-17
authors = []
theme = "anemone"
template = "blog-page.html"
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CW : Troubles du sommeil vénères / mal être au point de s'échapper littéralement de la réalité / hallucination
![Illustration](../2021-10-17_vie-revee.jpg)
Description de la photo :
> Une photo d'une planche de la BD "Autopsie des echos dans ma tete" de freaks.
> Elle représente un personnage anthropomorphique furry, qui semble tenir du raton laveur et du chat.
> En haut il y a le texte suivant :
> "Le réveil est un moment difficile pour moi, parce que je rêve souvent que je me réveille plusieurs fois :"
> La première case représente le personnage en train de se réveiller.
> La seconde case la représente en train de dire "Oh, c'était encore un rêve. Ces 2 cases sont teintées en rouge.
> Les 2 cases suivantes répètent les 2 premières. Excepté que ces cases sont teintées en rose et non en rouge. Le rouge semblant s'estomper.
> Les 2 cases suivantes et finales répètent une nouvelle fois les précédentes. Le rouge/rose disparait.
Cette nuit, j'ai lu la dernière BD de @freaks_dessin : "Autopsie des échos dans ma tête" et cette planche (page 57) m'a refait penser à un morceau de ma vie, que mon cerveau occulte la plupart du temps.
L'époque où me réveiller faussement à plusieurs reprises m'arrivait plusieurs fois par semaine.
Au début, c'est surprenant, à la longue c'est ultra mega giga chiant.
Ça peut amener à du stress pour savoir si on dort encore ou non, comme l'exprime freaks dans la suite de sa BD, d'où vient la photo.
Mais pour moi ça a eu un effet différent.
La confusion de ne pas avoir la certitude d'être éveillée m'a amenée à ne plu chercher à savoir si j'étais effectivement réveillée. À force ça n'avait plu d'importance.
Parce qu'à cette époque j'ai découvert que pouvais être "éveillée" et rêver en même temps, tant que je ne laissais pas s'échapper le rêve.
Jore tu fais ton café du matin, normal MAIS t'es surtout dans ton rêve à faire ta vie.
Et le truc, c'est que tant que je maintenait le rêve, consciemment ou non, j'avais la faculté de me rendormir complètement en quelques secondes.
Donc ça, associé à une ivresse du sommeil (une envie *irrépressible* de dormir à nouveau, après un réveil, et ce peu importe les efforts mis pour y résister), ça faisait que je pouvais dormir plusieurs dizaines d'heures en continu.
Je me levais pour pisser, boire et manger, mais en maintenant le rêve, pour garder sa progression et pouvoir me rendormir complétement, comme si je ne m'étais jamais réveillée.
Mon record comme ça c'est au moins 72h, peut être +.
Au début, j'étais perdue, je ne savais plu contrôler la frontière entre les rêves et la réalité, et petit à petit la frontière a disparu et quand elle a réapparu, j'étais de l'autre coté. Mon monde "normal" était devenu celui de mes rêves.
C'est pas fun, du tout, ça tue toutes les relations sociales qu'on a et tout ce qu'on aime faire.
Et on se retrouve à littéralement vivre dans nos rêves, parce qu'on n'a pas le choix, la réalité est difficile. Et le cycle s'entretient, quoi qu'on fasse.
C'est vraiment dur de casser cette spirale, de se remettre à vivre dans la réalité, de combattre l'attrait des rêves, sécurisants et contrôlables, dans une certaine mesure, mais toujours + que la réalité, si violente, si morne.
C'est immensément difficile de retrouver goût aux choses qu'on a aimé, ou se passionner de nouvelles choses.
Et pourquoi le faire dans la réalité, quand on peux le faire sans effort dans les rêves ?
Parler aux gens dans la réalité est si difficile, alors que dans les rêves on peux manipuler le temps et ressayer à volonté en cas d'échec.
On peux construire toute une vie absolument magnifique dans les rêves, aimer qui on veux comme on veux, ignorer les contraintes sociales du monde physiques (argent, travail, famille, etc).
On peux enfin être accepté comme on est, comme on veux être, tenter des choses sans craindre un jugement indélébile ou un rejet de la part des gens qu'on apprécie ou qu'on aime, comme on en a tant connu dans la réalité.
Lorsqu'un rêve devient violent, confrontationnel ou cauchemar, on peux dire "non" et commencer un nouveau rêve, faire table rase de ce qui nous fait peur, de ce qui nous a toujours fait peur et revient insidieusement dans notre monde sécurisant. Mais on peux se battre et le repousser avec succès, jusqu'à la prochaine fois.
Alors c'est dur de retrouver notre vie physique toute pourrie et précaire. Sans contrôle. Sans certitude. Sans confiance. Sans amour.
Des fois je me souviens de mon amoureuse (ou peut être étais-ce un amoureux ? le genre avait-il seulement un sens pour moi, déjà, à cette époque ?) de mes rêves et j'ai l'impression qu'elle vaut autant que toutes les relations physiques que j'ai connu dans ma vie.
Sauf que j'en ai quasi aucun souvenir, et qu'elle est intangible, et que de toute façon je ne pourrais jamais lui reparler. Je ne me souviens plus de comment elle s'appelait, de son apparence, de ce qu'elle aimait, plu rien. Excepté son fantôme, juste un morceau de présence presque imperceptible qui me revient, de temps en temps, et qui semble veiller sur moi.
Le 17 octobre 2021,
Xana.
## Annexe
- [Webcomic qu'on m'a indiqué semblant avoir pour thème ce que j'ai décrit (en anglais)](https://yume.rosalarian.com/)
## Ce texte ailleurs
- [Sur le fédi (soc.emelyne.eu)](https://soc.emelyne.eu/notice/ACSWxCfzDVqQdBSmzA)
- [Sur Twitter](https://twitter.com/OniriCorpe/status/1449754554317381632)